Secteur Bancaire et Risques Psychosociaux !

25 février 2026


Chères adhérentes, chers adhérents,

Une étude récente de Santé publique France confirme une réalité préoccupante : les salariés du secteur bancaire sont nettement plus exposés aux risques psychosociaux que la moyenne des travailleurs.

Pression commerciale, intensification du travail et perte de sens contribuent à une dégradation marquée de la santé mentale. Les indicateurs de « job strain » – combinaison d’une forte exigence et d’une faible autonomie – y sont particulièrement élevés, touchant une proportion de salariés bien supérieure à la moyenne nationale.

Les femmes du secteur bancaire apparaissent particulièrement vulnérables, avec des niveaux d’exposition sensiblement plus élevés que ceux observés chez les salariées d’autres branches. Les hommes ne sont pas épargnés : eux aussi présentent des taux d’exposition supérieurs à la moyenne nationale, ce qui confirme que ces difficultés relèvent bien de l’organisation du travail propre au secteur.

Ces constats viennent contredire les discours rassurants portés par la Fédération Bancaire Française, qui affirme que des mesures de prévention ont été mises en place. Si des actions existent, elles restent manifestement insuffisantes au regard des résultats observés. Face à la position défendue par la FBF, une question demeure : si la situation était réellement maîtrisée, pourquoi serait-il nécessaire de multiplier les plans d’action et les dispositifs de prévention ?

L’étude met en évidence une souffrance professionnelle persistante, liée notamment à la pression commerciale permanente, aux objectifs toujours plus élevés et à la transformation rapide des métiers. Les restructurations et la réduction des effectifs accentuent encore la charge pesant sur les équipes.

Pour la Fédération CFTC Banques, ces données constituent un signal d’alerte clair. Elles démontrent que les risques psychosociaux dans la banque ne relèvent pas d’un ressenti isolé mais d’une réalité statistiquement établie.

Elles appellent à des mesures concrètes : réduction de la pression commerciale, renforcement des effectifs, véritable droit à la déconnexion et reconnaissance du travail réel. La santé des salariés ne peut rester une variable d’ajustement.